LE HSD, c’est quoi ?

Les critères diagnostiques du SED hypermobile (SEDh) ont été révisés à New York en 2017, devenant plus stricts que ceux établis précédemment. L’objectif était de mieux définir le syndrome en réduisant l’hétérogénéité des cas et en facilitant la recherche des causes génétiques sous-jacentes. En conséquence, certaines personnes auparavant considérées comme atteintes de SEDh ne répondent plus aux nouveaux critères.

C’est lors de ce consortium international qu’un nouveau concept a émergé : les Hypermobility Spectrum Disorders (HSD), ou Troubles du Spectre de l’Hypermobilité. Présentés dans les publications de mars 2017, ces troubles désignent un ensemble de conditions associées à l’hypermobilité articulaire. Les HSD sont avant tout des diagnostics descriptifs et d’exclusion : ils concernent les cas où l’hypermobilité articulaire entraîne des symptômes mais ne correspond pas aux critères du SEDh ni à ceux des formes rares de SED.

Contrairement au SEDh, les HSD sont principalement limités aux articulations, aux muscles et aux os. Bien que certaines manifestations puissent affecter d’autres organes ou tissus, elles ne remplissent pas les critères nécessaires pour être classées parmi les différents types de SED.

Le spectre des HSD comprend quatre sous-catégories, qui permettent de mieux caractériser les différentes formes d’hypermobilité symptomatique :

  • L-HSD : Hypermobilité localisée
  • P-HSD : Hypermobilité périphérique
  • H-HSD : Hypermobilité historique
  • G-HSD : Hypermobilité généralisée

 

Cette nouvelle classification vise à affiner le diagnostic et à offrir une prise en charge plus adaptée aux patients présentant des troubles liés à l’hypermobilité.